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Son Altesse Royale La Princesse Astrid De Belgique En Visite Au Liban Pour Le Désarmement Humanitaire

Son Altesse Royale La Princesse Astrid De Belgique En Visite Au Liban Pour Le Désarmement Humanitaire

C’est lors d’une réception à la résidence de l’ambassadeur de Belgique à Beyrouth, Son excellence Monsieur Hubert Cooreman, que nous avons eu le plaisir de rencontrer Son Altesse Royale la Princesse Astrid de Belgique, en sa qualité d’Envoyée spéciale de l’un des plus importants traités de désarmement humanitaire jusqu’à ce jour «la Convention sur l’interdiction des mines», connue également sous le nom de Convention d’Ottawa. En résumé, le but de cette visite est d’encourager le Liban à prendre des mesures concrètes pour adhérer au traité historique de désarmement humanitaire

La Princesse Astrid de Belgique a rencontré le Président de la République libanaise S.E. le Général Michel Aoun et le Ministre de la défense afin d’inviter les dirigeants libanais à prendre des mesures concrètes pour rejoindre cet important instrument de désarmement humanitaire. Actuellement, plus de 80% des États du monde ont adhéré à la Convention qui interdit l’utilisation, le stockage, la production et le transfert de mines, ordonnant leur destruction et demandant à leurs membres de fournir une assistance aux survivants des mines.

«L’année 2019, dit-elle, marque le vingtième anniversaire de l’entrée en vigueur de cet instrument international qui demande à ses membres d’interdire l’utilisation, la production, le stockage et le transfert des mines antipersonnel, de les détruire et de  porter assistance aux victimes de ces armes, qui tuent et blessent aveuglément.

Plus de 80% des États du monde ont déjà adhéré à ce traité historique et ont détruit plus de 52 millions de mines. Mon espoir et celui de l’ensemble des membres de la Convention est de voir la République libanaise rejoindre bientôt la famille grandissante des États partis.

Je suis reconnaissante pour la rencontre avec Son Excellence le Président de la République Michel Aoun, avec qui j’ai parlé du rôle important, peut-être décisif, du Liban dans la réalisation de l’objectif humanitaire ultime de la Convention et ceci dans une région qui reste encore fort sous-représentée.

J’encourage le Liban à participer en tant qu’Observateur, au sommet mondial sur les mines antipersonnel: la Conférence d’examen d’Oslo sur un monde sans mines, qui se tiendra en Norvège.

J’encourage également le Liban à présenter sur base volontaire un rapport sur l’état de la situation en ce qui concerne les mines au Liban et à poursuivre ses progrès constants sur la voie de l’adhésion à ce noble traité.

Par-dessus tout, je me réjouis de la bonne volonté du Liban qui respecte déjà les interdictions et les normes énoncées dans la Convention. Je me réjouis également du désir exprimé par les autorités libanaises de répondre aux besoins des personnes ayant survécu à une explosion de mines».

La visite de Son Altesse Royale est parrainée par une décision prise par le Conseil de l’Union européenne visant à soutenir les efforts ambitionnant à mettre en œuvre la Convention et à promouvoir ses normes auprès des États qui n’ont pas encore adhéré tels que la République libanaise.

«La Convention est un exemple de ce que représente l’Union européenne. Un ordre international fondé sur des règles, ancré dans le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire», a déclaré S.E. Ralph Tarraf, Ambassadeur de l’Union européenne au Liban.

Outre le représentant belge au Liban, la Norvège en sa qualité de président de la Convention et représentée par S.E. Leni Stenseth Ambassadrice de Norvège au Liban, a accompagné la princesse de Belgique lors de sa rencontre avec le Président.

La Belgique, l’Union européenne et la Norvège sont des donateurs de longue date dans la lutte anti mines et soutiennent le déminage et l’éducation aux risques des mines, l’assistance aux victimes, la destruction des stocks, la recherche et le développement en matière de détection et de déminage, et dirigent en permanence des efforts de promotion de la Convention et de ses normes à travers le monde.

À ce jour, 164 États ont adhéré à cette Convention. Ensemble, ils ont détruit plus de 52 millions de mines sauvant d’innombrables vies, et dépolluant des millions de mètres carrés de terres autrefois dangereuses en les libérant pour une utilisation normale et en toute sécurité.

 

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