JULIEN DASSIN pour la première fois au Liban

JULIEN DASSIN pour la première fois au Liban

Julien Dassin est le fils du célèbre chanteur Joe Dassin qui a connu un succès international dans les années 60 et 70, et dont les titres indémodables comme «Et si tu n’existais pas», «L’été indien», «Salut», «A toi», «Les Champs-Elysées», «Il était une fois nous deux», «Les plus belles années de ma vie», «Salut les amoureux», «Siffler sur la colline», «L’Amérique», etc. sont toujours d’actualité. Une panoplie de chansons que Julien Dassin se fera un plaisir d’interpréter pour la première fois devant le public libanais le 17 novembre prochain au Casino du Liban.

Est-ce la première fois que vous venez au Liban ?
Oui c’est la première fois. J’étais censé venir en vacances, malheureusement ça ne s’est jamais fait.

J’espère que vous allez rester un peu pour découvrir notre pays
Cette fois-ci je vais rester un peu mais j’espère surtout revenir.

Reprenez-vous toutes les chansons de votre père ou avez-vous des titres personnels?
Non je n’ai pas de titres personnels. En effet, mes musiciens et moi faisons un tour de chansons françaises avec bien évidemment les grands standards. Ce sont des chansons qui racontent des histoires, des moments de vie.

Qui écrivait les paroles des chansons de Joe Dassin ?
Principalement Pierre Delanoë et Claude Lemesle.

Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance?
Moi, je n’ai pas connu mon père, parce que quand il est décédé je n’avais que 5 mois, donc je n’ai aucun souvenir de lui. J’ai eu une enfance normale et classique. J’ai grandi dans un univers de spectacles. Dans la famille Dassin, on est tous des comédiens, des chanteurs, des réalisateurs… On est vraiment une dynastie d’artistes si on peut dire ceci, mais sans ça j’ai eu une enfance vraiment très normale ; j’ai fait des études de droit et de commerce, que j’ai arrêtées pour faire de la musique.

Vous habitez Paris ?
J’habite en région parisienne à côté de Versailles.

 Quel effet cela vous fait-il d’être le fils de Joe Dassin ?
Que vous dire ?! J’ai un papa comme tous les enfants de la terre sauf que le mien est un peu plus connu que les autres. Je suis extrêmement fier de toute ma famille, que ce soit Jules ou Joe et de tout ce qu’ils ont pu laisser dans la culture française.

Quels sont vos nouveaux projets?
Mes musiciens et moi-même enregistrons un album qui va sortir très prochainement mais on ne peut pas encore communiquer de date parce que comme on est tout le temps dans les avions à travers le monde, on n’a pas vraiment le temps de s’arrêter pour aller en studio. On est donc en train de courir entre tout ça.

Est-il facile de devenir chanteur dans le monde d’aujourd’hui?
C’est un métier qui est très difficile. N’importe qui peut chanter, c’est naturel mais c’est un métier ! Ce qui veut dire que ceci implique beaucoup de travail, beaucoup de temps… Quand vous êtes chanteur professionnel, vous mettez votre vie privée de côté. Votre famille c’est votre public.

Pouvez-vous nous parler un peu de votre vie privée ?
Ma vie privée c’est un avion, un autre avion, une ville, une autre ville. Trop de voyages, trop de travail et rien de particulier. 

Que représente pour vous le luxe?
Le plus grand luxe pour moi est la simplicité et la tranquillité.

Et la célébrité?
Une situation totalement anormale qu’il faut vivre le plus normalement possible.

La beauté?
Elle est relative.

Êtes-vous croyant?
Non pas vraiment.

Qu’avez-vous réussi de mieux?
Je n’en sais rien. Peut-être que le 17 au soir, je vous dirai que c’est mon concert au Liban. Pour répondre un peu plus concrètement à votre question, je dirai que c’est réussir à donner du plaisir aux gens, à les voir sourire.

Votre chanson préférée
Tout dépend de mon humeur. Il faut que la chanson me parle. «Et si tu n’existais pas», tout le monde a déjà pensé ça !

Votre chanteur préféré
J’ai beaucoup d’admiration pour Yves Montand. Je lui ai fait d’ailleurs un album hommage. J’aime tous les chanteurs perfectionnistes. De ma génération, j’admire aussi Michael Jackson dans ce qu’il y a de plus moderne et international. Ceci sans parler de mon père bien évidemment. J’aime les artistes qui nous transmettent quelque chose, qui nous font rêver.

La ville qui fait rêver
Paris.

Un regret
J’aurai aimé faire plus d’études.

Un souhait
Revenir vous voir très souvent et continuer à donner du plaisir aux gens.

Propos recueillis par NADINE COMAIR

Le Royal