Le Royal
10 ans de coopération franco-libanaise en matière de santé célébrés à l’ESA

10 ans de coopération franco-libanaise en matière de santé célébrés à l’ESA

L’ESA Business School a organisé le lundi 15 octobre 2018, une cérémonie célébrant 10 années de coopération franco-libanaise en matière de santé.
L’Ecole a eu le privilège d’accueillir SEM Ghassan Hasbani, Ministre de la santé publique au Liban (MSP), SEM Bruno Foucher Ambassadeur de France au Liban, Dr Walid Ammar Directeur général de la Santé, ainsi que trois responsables de grandes agences de santé françaises : Mme Dominique Le Guludec, Présidente du Collège de la Haute Autorité de Santé (HAS) M. Dominique Martin, Directeur de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) et M. François Toujas Président de l’Établissement Français du Sang (EFS).

A l’occasion de cette cérémonie, la République libanaise a rendu hommage à deux personnalités ayant profondément œuvré au développement de cette coopération en les décorant de la Médaille d’Or de l’Ordre du Mérite de la Santé libanaise, remises par SEM Ghassan Hasbani, au nom du Président de la République libanaise, le Général Michel Aoun
M. Stéphane Attali
Directeur Général de l’ESA
Pour sa contribution dans la mise en place et le développement de cette coopération et son soutien en tant que Directeur Général de l’ESA.

Dr Alain Beauplet
Ancien Directeur des Affaires Internationales de l’EFS.
Pour son implication dans le renforcement de la qualité et de la sécurité de la transfusion sanguine au Liban.

Un événement majeur pour célébrer les avancées apportées par la coopération franco-libanaise
La réunion de ces trois agences de santé françaises, parmi les plus importantes de France, est un événement exceptionnel pour le Liban. Leur présence vient renforcer plusieurs années de coopération et de travail collectif avec le Ministère de la Santé Publique (MSP) libanais pour l’amélioration du système de santé libanais :
• L’ANSM contribue avec son expertise scientifique et technique au développement du circuit du médicament et des dispositifs médicaux. En 10 ans, l’ANSM a permis au MSP de renforcer son contrôle sur les importations et la régulation de la mise sur le marché des médicaments et produits de santé.
• La HAS soutient le MSP dans le processus d’accréditation des hôpitaux, concourant à renforcer le système hospitalier libanais, la qualité des soins et la prise en charge des patients.
• L’EFS apporte son expertise scientifique et technique dans le domaine de la transfusion sanguine au Liban. Cette coopération a permis d’unifier les pratiques au niveau national et petit à petit garantir la même qualité des Produits Sanguins Labiles sur tout le territoire, accessible à tous et sans discrimination. Un grand effort est aussi mis sur la promotion du don du sang pour qu’il devienne au Liban, comme il l’est en France, anonyme, gratuit, volontaire et bénévole.

De nombreuses personnalités étaient présentes dont les Présidents des syndicats des importateurs et des fabricants de médicaments, M. Armand Pharès et Mme Carole Abi Karam, le président du syndicat des hôpitaux privés au Liban, M. Sleiman Haroun le président du syndicat des biologistes, du représentant du président de l’Ordre des Médecins du Nord, Dr Omar Ayache.

Déroulée de la cérémonie
Ont pris la parole tour à tour lors de cet événement, M. Stéphane Attali, Dr Walid Ammar, M. Dominique Martin, Mme Dominique Le Guludec, M. Francois Toujas, SEM Bruno Foucher, SEM Ghassan Hasbani.
Sur la coopération franco-libanaise, SEM Ghaasan Hasbani a affirmé que « la sollicitation d’agences françaises comme la Haute Autorité de Santé (HAS), l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Etablissement Français du Sang (EFS) est intervenue il y a une dizaine d’années, au moment où nous étions en pleine reconstruction. Différents accords ont été signés au fil des ans avec notamment un accord interministériel en 2011, renouvelé en 2017. Il était rapidement apparu comme une évidence de travailler ensemble, avec la France, tant nous partagions les mêmes valeurs et les mêmes enjeux. »
Les différentes allocutions ont mis l’accent sur le succès de cette coopération franco-libanaise et sur le long chemin parcouru par les différents acteurs de la santé dans l’amélioration de la qualité. Les trois agences françaises ont réaffirmé pour elles l’importance de la coopération libanaise, l’ont qualifiée de modèle à l’international et ont assuré leur volonté de la poursuivre et de continuer à la développer.
Dans le cadre de la transfusion sanguine, le président de l’EFS a affirmé que les progrès faits en une dizaine d’années sont considérables, puisque le Liban est passé d’une organisation quasi inexistante de la transfusion sanguine à la mise en place progressive d’une centralisation et structuration de l’activité. Le ministre de la santé libanais, a pour sa part dressé les grands enjeux : l’habilitation des Centres de Transfusion Sanguine, l’hémovigilance et la promotion du don du sang.
Dans le cadre de l’accréditation des hôpitaux, la présidente du Collège de la HAS a réitéré le soutien de son agence au Ministère de la Santé publique avec la constitution du Comité Technique d’Accréditation Hospitalière (CTAH) par des experts français proposés par la HAS, la formation à Paris de formateurs libanais qui formeront à leur tour les évaluateurs libanais, l’appui à la conception et à la rédaction des procédures et documents nécessaires à l’organisation et la gouvernance de la nouvelle itération d’accréditation. Elle a aussi salué la continuité des efforts déployés par les établissements de santé au Liban pour améliorer la qualité des soins et la sécurité des patients notamment à travers de nouvelles méthodologies plus transversales comme l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) ou le patient traceur.
Dans le cadre de la qualité des médicaments, le directeur de l’ANSM a aussi souligné l’amélioration remarquable des pratiques, félicitant le professionnalisme des experts du Ministère qui ont développé un système efficace de contrôle de la qualité des produits et de leur traçabilité, que ce soit pour les médicaments ou pour les dispositifs médicaux implantables. L’enjeu est maintenant de poursuivre ces efforts pour que les produits soient accessibles de manière équitable et sécuritaire sur l’ensemble du territoire notamment en donnant accès à des médicaments génériques et des biosimilaires de qualité et contrôlant l’ensemble de la chaine de l’enregistrement à la distribution des produits.

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