Georges Saadé a innauguré sa boutique à Zalka Beirut et a lancé sa nouvelle collection “L’aube des Dames” pour Automne-Hiver 2017-2018

Georges Saadé a innauguré sa boutique à Zalka Beirut et a lancé sa nouvelle collection “L’aube des Dames” pour Automne-Hiver 2017-2018

On raconte que le secret de la fabrication de la soie s’est transmis grâce à une histoire d’amour et de coiffure.
En 420 avant notre ère, une princesse chinoise quitta l’empire pour épouser un prince du Khotan. Malgré l’interdit puni de mort d’en transmettre le secret, elle emmena dans sa coiffure des œufs de bombyx et des graines de mûrier.

Du cocon de soie émane un fil fragile et précieux, matière première des tissus les plus luxueux depuis des siècles.
C’est en suivant ce fil délicat que Georges Saadé propose sa première collection Couture Automne/Hiver 2017-2018: “L’aube des Dames”.

Les coupes précises et les volumes minimalistes laissent apparaître des ouvertures inattendues qui découvrent les courbes naturelles du corps féminin avec allure.
Ici la taille est soulignée par une fine ceinture aux cristaux scintillants, là le dos se dévoile au travers d’une fente en amande, ailleurs la poitrine se devine avec pudeur. Les tissus en soie naturelle viennent caresser la peau avec volupté. Les perles et les sequins incrustés, s’inspirant de l’enchevêtrement du fil de soie autour de la chrysalide, irradient de lumière.
Les cols maos accentuent l’élancement du cou et le port de tête, fier, que des capes légères ornées de feuilles d’or viennent elles aussi réhausser avec flamboyance, pour révéler la splendeur de la femme Georges Saadé.

D’un manteau-cocon à une robe-papillon, chaque pièce évoque la métamorphose miraculeuse de la fabrication naturelle de la soie.

Au carrefour de l’Orient et l’Occident, le Liban fut dès l’Antiquité une étape centrale de la Route de la soie.
Au siècle dernier, la sériculture libanaise atteignait son âge d’or. Le Mont-Liban était alors parsemé de filatures prospères et familiales. Le port de Beyrouth était en effervescence, tandis que la capitale se développait, plus cosmopolite que jamais. La soie libanaise était recherchée pour sa qualité par les tisseurs européens.

A travers ses créations, en hommage à ce savoir-faire suspendu, trésor artisanal qui semble aujourd’hui oublié, Georges Saadé sublime les richesses de ce patrimoine inouï.

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Le Royal